Allaitement et hospitalisation: mon expérience

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Du haut de ses 16 mois, Choupi tête encore. Quand j’ai commencé à l’allaiter, les débuts ont été difficiles et je me suis fixé pour objectif de le laisser têter jusqu’à ce qu’il décide de se sevrer, quand il sera prêt. Tout se passe à merveille, nous avons trouvé notre rythme, Choupi mange très bien à côté. Hélas, il s’en est fallu de peu pour que cet allaitement soit compromis et qu’il cesse brutalement. Je te raconte tout ça!

L’appendicite inattendue

Il y a quelques semaines, j’ai commencé à ressentir régulièrement une douleur un peu sourde dans le ventre. Je ne me suis pas inquiétée tout de suite, mais au bout de quelques jours, le diagnostic tombe: appendicite aigüe, il faut opérer.

Pas le temps de me préparer ni de préparer le Choupi, je rentre aux urgences pour être opérée le lendemain. Bon, une appendicectomie, c’est une opération courante, rien d’inquiétant. Une question me préoccupe cependant: comment va se passer mon allaitement?

Toujours mentionner l’allaitement

Au risque d’être pénible, j’ai précisé que j’allaitais à toutes les personnes qui se sont occupées de moi à l’hôpital, en leur demandant de veiller à me donner des produits compatibles. Même si on m’a souvent dit « ah ouiiii, il a déjà 16 mois! », personne ne m’a jugée ni n’a commenté mon choix et je me suis sentie totalement respectée dans ma démarche.

Ce que j’ai reçu

Tout a commencé lors du scanner qui a confirmé le diagnostic: la manipulatrice m’a expliqué que le produit injecté restait 3 jours dans l’organisme et qu’il faudrait tirer et jeter mon lait au moins 3 jours.

L’anésthésiant, lui, ne dure dans le corps que tant qu’on est endormi. Au réveil, il s’était dissipé.

Reste les antidouleurs, anticoagulants et autres antibiotiques que j’ai reçus pendant les 6 jours que j’ai passé à l’hôpital.

Ma démarche pour poursuivre l’allaitement

Dès ma sortie d’opération, j’ai tout de suite contactée ma consultante en lactation pour lui demander quoi faire. Mes questions étaient les suivantes:

  • comment purger mon lait des traitements reçus avant d’allaiter?
  • comment maintenir ma lactation?
  • est-ce que Choupi allait vouloir têter après 6 jours de séparation?
  • faut-il lui donner du lait en attendant mon retour, sachant qu’il n’a jamais bu au biberon?

Voici ses réponses et ce que j’ai fait:

  • Comment purger mon lait des traitements reçus avant d’allaiter?

Comme je le disais, je suis restée 6 jours à l’hôpital. Le produit du scanner a mis 3 jours à se dissiper, celui de l’anésthésie était immédiat, puis j’ai reçu toute une batterie d’antidouleurs et d’antibiotiques. Comme me l’a conseillé Véronique Darmangeat, j’ai tout de suite demandé un tire-lait pour pouvoir tirer et jeter le lait contaminé et l’ai obtenu facilement. Cependant, après plus de 24h sans manger ni boire et et une opération, j’étais assez faible et avait du mal à tirer quoi que ce soit.

Petit détail qui a son importance, le tire-lait fourni était un Kitett, un modèle que je connaissais déjà mais avec lequel je ne suis pas du tout à l’aise (bruyant et inconfortable à mon goût).

Je me suis quand même astreinte à tirer deux fois par jour, matin et soir, afin de purger mon lait autant que possible, sans grand succès.

  • Comment maintenir ma lactation?

En tirant mon lait, justement. Le problème, c’est que je suis restée longtemps à jeun, sans boire, et que le lendemain de mon opération, j’étais encore très faible et fatiguée et il m’a fallu plusieurs jours avant de remanger. Je tirais donc des quantités de plus en plus faibles, et pour être honnête, j’ai commencé à douter. Heureusement, là encore, ma consultante a su me rassurer: mon corps élimine les produits incriminés naturellement, même si je n’arrive pas à tirer mon lait. De mon côté, j’ai persévéré pour maintenir ma lactation du mieux que j’ai pu.

  • Est-ce que Choupi allait vouloir têter après 6 jours de séparation?

Mystère! Choupi a déjà 16 mois, il est bien diversifié et adore manger, les têtées ne sont plus indispensables à son alimentation. Avant mon hospitalisation, il têtait surtout le soir pour s’endormir, la nuit et le matin. Avec son papa, il a su se passer de têtées et visiblement, cela ne lui manquait pas. Impossible donc de prédire s’il allait vouloir reprendre ou pas. S’il n’avait pas voulu, je pense que j’aurais été déçue de la façon brutale dont les choses se sont passées, mais j’avais déjà commencé à me faire une raison pendant mon hospitalisation.

L’autre question était de savoir s’il pourrait têter dès mon retour, dans la mesure où l’on m’a administré plusieurs médicaments. Pour être sûre de ne pas me tromper, j’ai demandé à l’équipe soignante la liste complète de tout ce que j’ai reçu pendant mon séjour. Gentiment, l’équipe m’a donné une liste complète. Ensuite, j’ai saisi chaque produit sur le site du Crat pour vérifier sa compatibilité avec l’allaitement. Bonne nouvelle, l’équipe soignante a bien respecté mon souhait et aucun produit ne posait problème!

En réalité, il a demandé à têter dès mon retour et a repris son petit rythme, en éliminant la têtée de nuit (yeah!), donc c’est reparti comme avant!

  • Faut-il lui donner du lait en attendant mon retour, sachant qu’il n’a jamais bu au biberon?

S’il tête, c’est quand même qu’il a encore besoin de lait. En mon absence, Papa débutant et moi-même nous sommes posés la question de ce que nous pourrions lui donner à la place du lait maternel. Finalement, et sur les conseils de ma super consultante, nous avons décidé de lui donner quelques laitages (un peu plus que d’habitude), mais pas de lait de croissance ni de lait de vache classique. J’ai également consulté un livre sur l’alimentation de l’enfant dans lequel les auteurs expliquaient que le but des laits de croissance est d’apporter à l’enfant du calcium, des matières grasses et un complément en fer pour éviter les carences. Je veille déjà à respecter ces apports dans l’alimentation quotidienne du Choupi, il n’y avait donc pas lieu de nous inquiéter ou de changer nos habitudes.

Cette expérience m’a montré une nouvelle fois à quel point cet allaitement était important pour moi. D’un autre côté, j’ai aussi pris conscience qu’une hospitalisation encore d’allaitement n’était pas synonyme de sevrage et qu’avec de bons conseils et du soutien, on pouvait passer ce cap 🙂

Et toi, tu t’es déjà retrouvée dans ce genre de situation? Viens en parler dans les commentaires!

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